REWILD 5
du 14 septembre au 21 décembre 2025

Au restaurant « L’Ambassade »
Du château de Rochefort, salle du bas
1 route de la Bâte, 78730, Rochefort-en-Yvelines

Marjolaine DANGY
Olivia DEVOS
Marie DROUET
Thibault LAGET-RO
Xavier MONTOY
Antoine POUPEL
Berny SAUNER

Présentée par SAOSIGN GALERIE

RE-WILD 5 - Reprendre conscience de la beauté de la nature

RE-WILD qui signifie « ré-ensauvagement » est organisée dans un lieu en connexion directe avec la nature : le château de Rochefort-en-Yvelines avec sa vue imprenable sur la forêt de Rambouillet et la grande galerie du restaurant « L’Ambassade », partenaire de cette 5e édition. Lieu exceptionnel, prompt à célébrer la reconnexion de l’homme avec son environnement naturel et la capacité inégalée de l’art à célébrer Dame Nature et ses mystères inexplorés, ses nombreuses vertus, trop négligées par notre société contemporaine. « La nature bienfaisante, qui toujours travaille à rétablir ce que l’homme ne cesse de détruire » disait Buffon.

L’art dans toutes ses variations peut aider à retrouver cette « nature bienfaisante ». Thème qui s’intègre à la mouvance écologique en prônant la « slow life ». Car l’éloge de la lenteur, à l’encontre des excès pollueurs de la vie urbaine, fait aussi partie de l’acte régénérant de la peinture et, par ruissellement, de l’acte régénérant qu’il souhaite insuffler à SAOSIGN GALERIE. Montesquieu n’a-t-il pas dit que « La nature agit toujours avec lenteur » ? Le fait d’être plus respectueux et plus sage passe par ce « ré-ensauvagement » qui, selon l’artiste-curateur « pose la nécessité de reconsidérer la nature autrement et évoque de ne plus considérer l’humain comme l’élément principal mais un parmi tant d’autres ».



MARJOLAINE DANGY
Marjolaine Dangy est née à Paris, sa sensibilité, son regard critique et son goût pour les humanités - littérature, philosophie, histoire de l’art - l’ont naturellement conduite vers la peinture. Le pinceau n’est pas seulement devenu un outil mais une prolongation d’elle-même, à l’image d’un troisième œil.

Marjolaine est à la poursuite de vibrations, d’émotions, d’harmonie des couleurs. Son exploration des formes, des valeurs et des couleurs livre avec sincérité, un regard sur le monde éclairé par sa sensibilité.

Engagée, sans être révoltée, Marjolaine choisit la peinture comme on choisit un langage pacificateur, une arme douce : celle qui, par la couleur et la forme, restitue un peu de chaleur et d’unité dans un monde en proie à la distorsion.




OLIVIA DEVOS 
Je suis née en 1976 en Provence, puis j’ai vécu en Guadeloupe jusqu’à mes études d’Arts. Aujourd’hui je suis installée en Eure et Loir depuis 2007.
DANS MON JARDIN :
« Les racines enfoncées dans le sol, les branches protectrices des jeux de l’écureuil, du nid et des ramages des oiseaux, l’ombre accordée aux bêtes et aux hommes, la tête en plein ciel. Connais-tu une plus sage et plus bienfaisante méthode d’exister ? »

Marguerite Yourcenar, « Écrit dans un jardin », 1992
Dans cette série proposée, j’essaye d’annuler ce que la ligne d’horizon structure.

Le cadrage devient difficile.



MARIE DROUET
Marie Drouet, artiste tresseuse, fusionne l’art traditionnel du tressage végétal avec une approche contemporaine. De son atelier dans le Val d’Oise, elle collabore avec des professionnels du luxe, de la décoration et des designers en quête de créations coup de cœur. Marie met en œuvre des techniques traditionnelles du monde entier et rares pour la conception de pièces uniques. Elle s’engage dans une démarche écologique en mettant en lumière l’osier, cultivé en France.

Le travail sensible de Marie s’intègre dans des œuvres, des décors et des luminaires sur-mesure en utilisant d’autres matériaux tels que le cuir, la corde, le tissu et le métal.

Elle n’hésite pas à hybrider des savoir-faire via des collaborations et ses recherches personnelles. Ce travail de la matière donne naissance à des créations organiques.





THIBAULT LAGET-RO
Thibault Laget-Ro explore le rapport entre l’humain et son environnement à travers le prisme du rêve et de la liberté, moteurs profonds du voyage. Son œuvre interroge l’élan qui pousse les individus à partir, à quitter un lieu pour un ailleurs fantasmé, qu’il s’agisse d’exilés, d’expatriés, de nomades ou de touristes. En Méditerranée, en Amérique centrale ou en Amérique du Sud, ce désir d’horizons nouveaux confronte le rêve aux réalités du monde, oscillant entre promesses et désillusions.

D’abord simple décor, la nature est devenue un personnage central de son travail, tantôt paradis séduisant, tantôt territoire hostile. Dans ses séries récentes, notamment Jardin d’Eden et Rêves, il construit un univers pictural où les ciels prennent des teintes improbables – verts, roses, jaunes, violets – et où des formes végétales inventées traduisent cette dualité entre espoir et oppression. Les paysages qu’il met en scène évoquent les rives méditerranéennes traversées par les flux migratoires, les forêts denses d’Amérique latine ou encore les étendues arides du Mexique pour rejoindre les États-Unis, où le voyage se charge de sens et de risques.

Son travail repose sur un jeu d’ambiguïtés : le rêve d’un ailleurs meilleur se mêle aux contraintes du réel, tandis que ses personnages anonymes, parfois masqués, incarnent cette transformation identitaire qu’implique de se réinventer pour exister ailleurs. Loin d’un témoignage documentaire, Laget-Ro transpose et transfigure des scènes inspirées de réalités existantes à travers son langage pictural fait d’aplats de couleurs, de compositions fragmentées et où la couleur se joue des attendus. Dans son œuvre, le paradis rêvé n’en n’est pas toujours un...

Plutôt que de figer un discours, il invite à questionner la condition humaine, et son œuvre, à la fois poétique et engagée, tisse un lien entre mythe et quotidien en proposant une lecture universelle des migrations modernes et de leurs conséquences en nous rappelant que l’acte de partir – qu’il soit un choix ou une nécessité – est avant tout un élan vers la liberté et l’inconnu.

Théo Pacing



XAVIER MONTOY
Xavier Montoy a été formé à l’École Boulle et à l’ENSCI les ateliers. Après avoir mené des projets principalement orientés sur la bio-fabrication mêlant le design et la recherche scientifique (en partenariat avec l’Institut Pasteur & le MIT notamment) sa démarche artistique s’oriente désormais sur les rapports entre nature et artifice en questionnant la vision anthropocentrée que l’humain exerce sur le monde vivant.

Sa pratique est un assemblage de savoir-faire singuliers appris auprès de maîtres (kintzugi, galvanoplastie), de techniques personnelles inventées (dessin à l’or, sertissages sculptés, matières iridescentes) et d’hybridations des mediums numériques.

Les créations de Xavier ont été présentées à Wanted Design Brooklyn en 2017 et à la Triennale de Milan Broken Nature en 2019. Notamment lauréat «médaille d’or» du concours international iGEM (international Engineered Machine Competition), organisé par le MIT en 2017 et du Braun Prize, design for what matters en 2019, il est reconnu pour son savoir-faire d’exception par la Michelangelo Foundation en 2023.


   

ANTOINE POUPEL 
Dans mon travail, je joue avec les contraires. J’organise les rencontres entre les structures et le fluide, entre l’érotique et le voilé, entre le macabre et la jouissance, entre le religieux et la transgression, entre le machinique et la chair, entre l’humain et l’animal.

Je crée des images à partir d’éléments obsessionnels, mort, érotisme, religion, à travers le corps (vivant, mort, ou représenté), l’histoire de l’art (hommage), les rituels (religieux, amoureux), les manipulations chimiques ou numériques. J’ai souvent montré ma capacité à la transformation des images, au déplacement physique du regardeur pour scruter l’image, j’aime que le spectateur se perde parfois, et se pose une question : qu’est-ce que je vois ?

Ces photographies sont de petits moments d’illuminations et d’émerveillements. Il en résulte une réinterprétation par montage d'éléments divers, accompagnant des photographies directes, plus réalistes des quatre saisons au Japon. Il s’agit d’images qui ont été commandées et exposées chez Chanel au Nexus Hall à Ginza, Tokyo. Cette création est un mélange d’images, qui peut créer une atmosphère surnaturelle. Ce travail sur les saisons a donné lieu à la publication en 2014 d’un livre objet « Un cinquième climat » avec des textes de Gilbert Lascault, aux éditions Akié Arrichi qui écrit :

« Chaque photographie d’Antoine Poupel est un émerveillement furtif, une illumination, une splendeur équivoque, une beauté insaisissable. Celui qui la regarde se trouve, se perd et se reconnaît. Il est fasciné, hypnotisé : il s’égare ; il se fourvoie et se retrouve. Chaque photographie est un instant de l’infini. Elle est un mouvement suspendu.

Contrebandier permanent, Antoine Poupel traverse les frontières des saisons. Il les franchit. Il transgresse les limites ; il les enfreint ; il passe les bornes. Il est un passeur. Il invente un temps hybride qui pervertit le printemps, qui trahit l’été, qui dévoie l’automne, qui débauche l’hiver. Il est un agent double qui trompe l’Occident et l’Orient, le Nord et le Sud. Il est un anti-météorologue, un pseudo-géographe. Il est un voyageur insaisissable. Il est un prestidigitateur ».

J’ai souvent montré ma capacité à la transformation des images, au déplacement physique du regardeur pour scruter l’image ; j’aime que le spectateur se perde parfois. Questionnement sur l’image, mais aussi sur la nature, préoccupation majeure de ce début de XXIème siècle.

Qu’est-ce que je vois ?





Mark